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Quand les baltringues du marketing pourrissent la com d’Heineken

25 juin 2017 • Actualité

Rions un peu avec Heineken.

J’ai découvert aujourd’hui une publication de la page Heineken.fr relayé par certains contacts, que je vous laisse découvrir ci-dessous.

Aucun texte alternatif disponible.

Rien de vous choque ? Si vous êtes totalement étranger au monde, rien de grave.

Le problème fondamental, c’est que ce qui est représenté sur la photo N’EST PAS UN ALAMBIC. Il s’agit d’une cuve d’ébullition. Un récipient où l’on porte le moût de bière à ébullition pendant une heure avec du houblon.

L’alambic est un instrument servant à chauffer un alcool, quel qu’il soit, vin, cidre, bière, ou autre. A partir de 78%, l’éthanol s’évapore, il se condense sur les parois des tuyaux de l’alambic puis coule. C’est ainsi qu’on fabrique tous les alcools tirant à plus de 20% d’alcool, par exemple le whisky, la vodka et toutes les eaux-de-vie existantes.

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Dans ce cas, pourquoi parler d’alambic ? Tout simplement, parce que l’équipe marketing en charge de la campagne de communication ne mérite pas son salaire.

Imaginons les dialogues.

  • Boss : Les gars, c’est bientôt l’été, il fait chaud, on a de la bibine à faire vendre. Qu’est-ce qu’on fait comme campagne sur les réseaux sociaux ?
  • Jean-Kevin : Il y a un thème à la mode en politique, les casseroles.
  • Mickaël-Djaison : Pourquoi, tu votes toi ?
  • Jean-Kevin : Jamais de la vie ! Par contre, j’ai fait mon stage de fin d’études sur la campagne de Robert Hue en 2002.           Bon, et si on disait « Pas de casseroles chez nous, surtout des alambics »
  • Boss : Ah ouais, pas mal. De toute façon, on a un budget à dépenser.

A ce stade, on peut imaginer que le groupe Heineken, troisième producteur mondial, à des procédures de contrôles, que peut-être, les gars du marketing font au moins une fois un stage dans la brasserie, au moins une visite. Mais non. On balance une absurdité, qui reste d’ailleurs en ligne déjà quatre jours malgré les nombreux commentaires.

Cette épisode me rappelle les mentions classiques sur les bouteilles de Triple ou Double qui expliquent allègrement que la bière a suivi une double ou triple fermentation. (En fait, il n’y a qu’une seule et unique fermentation, éventuellement une très légère dans la bouteille qui relève plus du procédé technique)

Dans tous les cas, l’anecdote en dit assez long sur le rapport de la grosse industrie avec son produit. Aucun goût et aucun respect pour la bière. Je serai un des brasseurs présents sur la photo, je l’aurais mauvaise.

 

 

 

 

 

 

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